Retour au parc du Mont Royal pour vibrer au son des tam-tams. Les gens semblent tous heureux de vivre le moment présent. Ils dansent, rient et observent le spectacle en pique-niquant sur l'herbe (en la fumant accessoirement).
En s'éloignant un peu des percussions, des cris de guerriers se faisaient entendre au loin... En s'approchant, on s'est retrouvés en plein milieu d'un combat médiéval !
Les armes et boucliers sont en mousse mais les coups sont réels.
Ce sont en fait des jeux de rôle grandeur nature avec des règles de combat bien précises. Ils jouent vraiment le jeu: quand l'un se fait toucher au bras, il ne l'utilise plus ; quand l'autre se prend un coup sur la tête, il tombe par terre et attend la fin du combat, etc... Une fois que tout le monde est "mort", ils se relevent et ça recommence ! Voilà comment les geeks montréalais se musclent. Hihi !
Juste à côté, c'est le coin des arts du cirque... Jonglage, monocycle, acrobaties et surtout funambulisme sur slackline.
Etant des observateurs extérieurs et qui plus est étrangers, on trouve ce genre de rassemblement spontané assez étonnant! On dirait une sorte de festival à ciel ouvert et improvisé où tout le monde peut s'exprimer et partager avec son voisin.
En rentrant, on a de nouveau vu un carton plein de babioles gratuites à disposition des passants.
Nous sommes donc maintenant les heureux propriétaires d'un wok asiatique de seconde main. (ça tombe bien, on commencait à en avoir marre de nos petites casseroles)
Le soir venu, on a été dans un fast-food rétro ouvert 24/24 où il n'y avait aucun client... Pas très rassurant. Les banquettes étaient énormes (en longueur comme en hauteur - on était comme dans un petit box isolé) dans un vieux cuir aux couleurs kitsh des années 60... La télé diffusait un match de hockey bien violent qui nous a occupé en attendant notre bouffe bien grasse : un sandwich BLT (bacon laitue tomate) et un autre au cheddar, des rondelles d'oignon, avec un bon jus de canneberge canadien et un Coca. Ca fait plaisir de pouvoir se faire un restaurant un dimanche soir à 22h.
Dimanche matin ensoleillé.
Le moment idéal pour aller découvrir tranquillement le parc Jean Drapeau sur l'île Sainte Hélène.
On prend pour la première fois le métro à Montréal ! Expérience plutôt agréable parce que c'est propre, les gens sont calmes, les wagons sont larges et hauts. Par contre ce qui nous a surpris c'est qu'il n'y a pas beaucoup de sièges dans les rames. La plupart des gens sont debout.
Arrivés à destination, sur l'île Sainte Hélène, on voit qu'il y a plein de gens... Le jour où on vient il faut qu'il y ait un semi-marathon organisé sur l'île... Nous qui pensions nous promener sous les doux chants de petits oiseaux, on se retrouve à entendre du Shakira à fond et un animateur qui n'a rien à envier à Nikos Aliagas gueulant les noms des gens qui franchissent la ligne d'arrivée.
On se dirige vers la biosphère (qui est en fait le pavillon américain de l'exposition universelle de 1967).
Tout à coup, on aperçoit une marmotte qui sort de son terrier. On essaie de l'approcher en mode paparazzi pour la prendre en photo en se cachant derrière un arbre, mais elle nous repère au bout de 10 secondes et part se réfugier... En tout cas elle avait pas l'air de mettre du chocolat dans du papier d'alu.
On s'éloigne un peu du marathon pour fouler gaiement les sentiers de l'île. La vue est vraiment sublime, le soleil tape mais il ne faut pas s'y tromper... on a froid quand même !
Au hasard de notre balade, on tombe parfois sur des sculptures, des expos d'art en plein air ou des petits lacs sympas...
On traverse le long pont de la Concorde qui relie l'île à la ville de Montréal... Étant super exposés au vent, on était congélation! Le pont dispose d'une large voie pour les piétons et les cyclistes.
Et on arrive directement sur "habitat 67". Un monument historique dans lequel vivent des gens ! C'est un ensemble de blocs habitables imbriqués les uns dans les autres sur 12 étages. Audacieuse architecture que voilà ! C'est encore un projet mis en place pour l'exposition universelle de 1967. On a voulu s'approcher pour faire des photos, mais on s'est rapidement fait jeter par un mec nous expliquant qu'il s'agissait d'une propriété privée. Okay mec ! On prendra des photos depuis le trottoir. Hihi
En face des habitations, la vue est gâchée par un port industriel, des hangars, des parking pour poids lourds et des usines qui semblent tomber en ruine.
C'est "moche" mais le côté indus/urbex nous plait bien quand même.
On s'est retrouvés à marcher sur des kilomètres sans savoir où on allait... Les routes semblaient infinies. On longeait des usines de farine, des écluses, et des pistes cyclables, on passait sous des autoroutes, souvent par des petits passages réservés aux piétons/cyclistes.
Finalement, on est arrivé sur le vieux port, affamés, fatigués et mal aux pieds ! On ne pensait pas marcher autant. On a été jusqu'à Chinatown où on a cherché un endroit pas trop cher pour manger. Tous ceux qui avaient l'air authentiques (et cheap) étaient pleins d'asiatiques (signe que la bouffe est typique et appréciée, mais il n'y avait vraiment plus de place) donc on s'est rabattus sur un resto viet-thaï "occidentalisé" à moitié vide. Notre serveuse ne parlait ni français ni anglais. J'ai quand même eu un jus d'orange à la place du Coca que j'avais commandé, elle a apporté l'entrée après le plat (là aussi elle s'est plantée: on a eu des raviolis aux crevettes à la place de boulettes au porc), elle avait oublié de nous donner des couteaux, donc j'en ai demandé et elle m'en a ramené qu'un seul, alors on se l'échangeait avec Lise. Heureusement la bouffe était bonne !
A la caisse, quand on a vu la corbeille à pourboire on a vite compris qu'on était pas les seul à trouver le service discutable.
En sortant, on a flâné un peu dans les rues, où on a aperçu des bouddhistes en pleine méditation, et d'autres faire du tai-chi-chuan... Normal !
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THE FAMOUS INSOLITE THING OF THE DAY
Un panneau de limitation de vitesse un peu étrange...